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Donald Trump agit comme "un enfant" qu'il va falloir "calmer", estime le patron de Bpifrance
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/01/2026 à 11:31

Les États-Unis "ont besoin de l'Europe", a insisté le dirigeant, qui souhaite voir l'UE "calmer les ennemis".

Nicolas Dufourcq à Duppigheim, le 18 mars 2024. ( AFP / SEBASTIEN BOZON )

Nicolas Dufourcq à Duppigheim, le 18 mars 2024. ( AFP / SEBASTIEN BOZON )

Connu pour son franc-parler, le directeur général de Bpifrance, banque d'investissement publique française, a estimé jeudi 22 janvier que Donald Trump avait "des techniques de négociations infantiles" et qu'il allait désormais falloir "calmer l'enfant".

"C'est de l'ordre du cri primal et ça s'aggrave avec l'âge", a tranché Nicolas Dufourcq sur BFMTV/RMC . Face au président américain, il faut "garder son calme parce qu'il a une technique de négociation presque infantile", a-t-il également déclaré.

Les États-Unis "ont besoin de l'Europe (...) Il ne faut pas qu'on donne l'impression d'être des enfants effrayés par le père, c'est lui l'enfant", a-t-il ajouté.

Et le "président de la République a raison de dire que, si l'enfant se met à faire absolument n'importe quoi, comme 200% de droits de douane sur le cognac, il est légitime de commencer à agiter avec une très grande force l'instrument de coercition (commercial européen), 'le bazooka', qui permet de calmer les ennemis et en particulier de calmer l'enfant" , a estimé Nicolas Dufourcq.

La Commission européenne "trop lente"

"Le choix des technologies américaines par défaut, c'est trop facile, ça doit cesser" , selon lui. Il a ainsi jugé que la suite Office 365 de Microsoft est "parfaitement remplaçable par un software européen", pour "beaucoup moins cher".

Quant à la concurrence industrielle chinoise, il a appelé à "construire un consensus de deux tiers des pays européens pour remonter les barrières douanières" . Il a cependant trouvé "les rythmes de décision de la Commission européenne" sur ces sujets "beaucoup trop lents", plaidant "pour qu'on recrute massivement à Bruxelles (des personnes) pour instruire les dossiers de dumping" .

Concernant le budget 2026 qui est en train d'être adopté, il a déploré "qu'à nouveau l'État-providence galope devant l'économie à toute berzingue". "Et en plus bizarrement, ça ne rapporte rien électoralement à ceux qui votent ces dispositions, car les Français oublient tout de suite ce qu'on leur a donné et qui leur a donné" .

Il n'est par ailleurs "pas très inquiet" de la remontée ces dernières années des défaillances d'entreprises.

Enfin, la suppression de 1.800 postes annoncée jeudi par la Société générale "n'est pas une surprise" pour lui. "La digitalisation a pris une telle ampleur que je peux comprendre qu'il y ait moins besoin de personnes physiques", a-t-il dit.

9 commentaires

  • 13:55

    Encore un techno à 450 000 euros annuel nommé par Hollande qui vit bien sur la bête, s'il souhaite calmer Donald qu'il tente de le faire j'aimerais le voir à l'oeuvre.


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